27.01.2007
Mon Voyage en Armélie
Mercredi soir je suis allée au théâtre, eh oui parfois je fais autre chose que travailler et regarder des séries américaines (j’ouvre une parenthèse pour dire que j’ai découvert une super-série qui s’appelle HEROES avec des super-gens qui découvrent qu’ils ont des super-pouvoirs et qu’ils doivent sauver le super-monde qu’est New-York).
J’ai prix un aller-retour pour l’Armélie (et je suis heureuse finalement de ce choix car un aller simple m’aurait par trop frustrée) et j’en suis revenue un peu déçue… Le Voyage en Armélie au Mélo d’Amélie (essayez de le dire vite c’est rigolo) avec Armelle. Bon si on ne voit pas l’image on se demande qui est Armelle mais pour les nombreux fans de Caméra café c’est Maeva la fille coincée et mémère amoureuse (peut être) de Sylvain l’autre naze de la série.
Le voyage qu’elle propose pendant une heure en one woman show (je ne suis pas certaine que ça s’écrive ça) c’est la succession de sketchs dans lesquels elle joue différents personnages un peu absurdes.
Dans le premier elle apparaît en costume d’époque Marie-Antoinette. J’avoue que là je me suis dit : Wow quel démarrage !! mais où est la sortie !! Bref je me suis demandée si les spectateurs ne riaient pas pour lui faire plaisir… Fort heureusement la suite ne fut pas si horrible, mais le rythme est resté inégal jusqu’à la fin, pas vraiment de montée crescendo du degré de drôlitude. Elle a chanté aussi, bon elle a quand même un peu une voix de casserole donc ça fait sourire aussi un peu…
Si je résume, dans l’ensemble c'est drôle mais certainement pas hilarant, mais bon elle a quand même réussi à m’arracher quelques rires (oui Samimolette est dure parfois) ! Au moment du sketch de la bourgeoise en mal d'enfant : elle porte pendant tout le sketch ces petites lunettes qu’on met pour faire des UV avec un petit trou à chaque œil et à chaque fois qu’elle se tournait vers les public pour parler ça déclenchait une salve de rire : ça lui faisait une tête de TOON. D’autant plus que son dilemme est : d’adopter un enfant (blanc et handicapé ou noir et en bonne santé… hum no comment) ou de partir au ski !
Armelle a du talent mais pas forcément appréciable à sa juste valeur dans ce spectacle, mais peut être dans un prochain ?
PS : c’est jusqu’au 31 mars au Mélo d’Amélie du mardi au samedi à 21h30 (Relâches le 30 janvier, le 15 février et du 20 au 24 février inclus). Mais je vous préviens, malgré la mousse qu’il y a sur les banc du théâtre on n’est pas vraiment confortablement assis… un peu mieux qu’au café de la gare mais faut pas mesurer plus d’1m60 pour s’asseoir correctement !
17:10 Publié dans La culturation par Sam | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2006
Bubble... le dernier film de Soderbergh valait-il le coup?
de payer sa place plein tarif à l'UGC Ciné Cité des Halles un samedi soir à la séance de 20.20? Ma réponse dans ce qui suit...
Moi : Qu'est ce que tu veux voir comme film, tu m'avais dit que Bubble avait l'air pas mal non?
Elle : Oui comme tu veux, choisis. J'ai lu qu'en fait les acteurs n'étaient pas des professionnels, qu'ils improvisaient même une partie de leurs dialogues, et puis c'est Soderbergh! Ils en ont parlé à la radio, un film réalisé en marge de Hollywood etc... tu vois le genre quoi. Bon il y a aussi COmme t'y es belle qui parait être drôle mais ça doit être d'un autre niveau.
Moi : Ok, Bon je choisis alors celui qui passe le plus tôt, Ah, c'est Bubble. Bonsoir Monsieur, 2 places pour Bubble siouplait!
Et c'est là le noeud de ce drame qui est en train de se nouer (oui redondance totalement voulue ici, attendez la suite) car j'ai eu une minute d'égarement et je me suis noyée dans une bubble (une bulle en français)...
Alors Bubble de quoi ça parle avant que je ne commence à critiquer ?
Ca se passe dans une petite ville paumée on ne sait où aux Etats Unis (Bubble-land). Martha et Kyle travaillent dans une usine de fabrication de poupée. Martha est une vieille fille qui vit avec son père d'un certain âge dont elle s'occupe. A l'usine elle dessine les lèvres, insère les yeux, colle les sourcils, colle les perruques, cout les robes des poupées. Ce qui la rend exceptionnelle ? Elle a une voiture!! Kyle lui n'en a pas, il est beaucoup plus jeune et lui s'occupe de la partie plastique des poupées, il les sort des moules etc... Martha passe le prendre tous les matins pour aller au boulot et on les voit s'arrêter pour prendre le petit déj avec des grands gobelets de café et des donuts bien gras : Elle parle, lui est très peu loquace. Ensuite ils bossent puis on les voit manger de la junk food genre frites, hamburgers à midi et après ils repartent... Voilà c'est ça leur petite vie symbiotique de petites gens en manque d'argent et ce doit être là l'image de la bulle dans laquelle ils vivent tous les deux.... Tout cela est filmé avec des plans cadres minimalistes et parait très long (pourtant le film ne dure que 1h13!!),
Arrive alors Rose qui sort avec Kyle un soir et va "bouleverser" la pseudo-symbiose de ce pseudo-couple qui n'en est pas un. Et pouf (ou Paf la rose ça marche aussi bien que pour le chien!) le lendemain elle est retrouvée morte, qui l'a tuée? et là le Monde nous écrit ceci "Il y aura ensuite un meurtre et une enquête. Ils ne joueront pas comme révélateurs des personnalités des uns et des autres, mais prolongeront plutôt une interrogation inquiète : est-ce ainsi que les Américains vivent ?"
C'est marrant mais cette interrogation ne m'a pas rendue inquiète, mais alors pas du tout!! A aucun moment dans ce film [si réaliste où les acteurs jouent leur vraie vie blablabla sorti en dehors du circuit hollywoodien blablabla où Soderbergh nous emmène en dehors des sentiers battus blablabla] je ne me suis sentie intéressée... Oh non j'exagère, un moment j'ai apprécié regarder comment étaient fabriquées les poupées pasque je ne savais pas vraiment comment c'était but that's all folks!
Le regard de Soderbergh reste neutre et superficiel dans tout ça, il ne fait que constater alors on s'ennuie . Il y a cependant de superbes effets spéciaux dans ce film à budget plus que réduit (enfin du moins j'ai cru qu'il s'agissait d'effets spéciaux), un spot de lumière sur Martha à deux reprises sensé être le doigt divin??? et après? je ne sais pas...
Il y a une moralité au film : si on abuse de la bonté des gens c'est pas bien et cela peut se retourner contre vous! (m'enfin ça tout le monde le sait!!)
Bref, BUBBLE c'est plutôt la bulle où doit planer Soderbergh pour avoir cru révolutionner le genre du film (télé?)-réalité en filmant des non-acteurs dans une non-ville et qui vivent une non-vie.... Vous pouvez toujours lire les critiques du Monde ou de Télérama qui sont plus positives que moi mais franchement faut arrêter de nous prendre pour des c... !!!
CONCLUSION ET REPONSE A MA QUESTION DE DEPART : est ce que ça valait le coup? FRANCHEMENT NON!
22:10 Publié dans La culturation par Sam | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08.05.2006
Erotisme un dimanche après midi (oui le jour des mariages !!…)
C’était le dernier jour de l’exposition « Palais du printemps » au Musée Cernuschi, le nom n’est pas très évocateur mais il s’agissait en l’occurrence d’estampes chinoises érotiques (non non Samimolette est une fille bien sous tous rapports alors n’allez rien vous imaginer hein, ce n’était pas le Sexodrome de Pigalle!).
[Euh oui malheureusement pour ceux qui n’y sont pas déjà allés, ben c’est trop tard et même si la description que je vais en faire va générer en vous l’irrésistible envie de courir au musée vous allez devoir vivre avec cette frustration, désolée !]
Nous voilà donc quatre (belles, ben oui évidemment !) jeunes trentenaires arrivées à la caisse. Et nous avons droit à :
- Vous avez moins de 26 ans
- Euh non…
- Vous êtes étudiantes en art?
- Euh non…
- Vous êtes enseignantes ?
- Euh non…
- Vous avez la carte famille nombreuse ?
- Euh nooooooooooooooooooon !! Tarif plein s’il vous plait…
Fort heureusement il ne nous a pas demandées si nous avions moins de 16 ans vu que l’exposition était interdite aux moins de 16 ans ! (m’enfin si on repense à la première scène de 37°2 le matin qui à sa sortie en était tout public ou interdit au moins de 12 ans je ne sais plus trop…)
Nous entrons donc dans l’aile du musée où se trouve l’exposition, les salles sont sombres et seules les estampes sont éclairées. Malheureusement il y avait beaucoup de monde ce qui gâche un peu le plaisir tout de même (Non non aucune allusion ici)… On se serait crûes à la poste un samedi matin avec pas mal de vieux pour lesquels on se demande pourquoi ils ne profitent pas de la semaine pour y aller !
Certains tableaux, mis à la suite, racontent une histoire en plusieurs saynètes. Les textes sont poétiques et très fleur bleue : les relations entre les protagonistes sont évoquées par des métaphores sur le printemps, les fleurs, la nature etc et par exemple le sexe féminin est une pivoine. C’est joli non une pivoine ?
Les dessins des personnages sont très fins surtout les traits du visage mais on se dit : « Ils restent quand même impassibles pendant qu’ils font l’amour, est ce une caractéristique asiatique ? ». Ils ne dégagent pas ou si peu de passion, ils restent lisses, on ne sent pas qu'ils s'embrasent de plaisir, tout se passe avec un certain détachement : d'ailleurs on a l'impression sur un des tableaux que la femme rêvasse pendant l'acte sexuel...
Les dessins des décors sont eux assez médiocres, les perspectives tracées à la règles sont bancales, bon il y a des arbres et souvent ils font l’amour presque en extérieur. J’ai supposé que finalement le but étant de faire des dessins érotiques le décor importe peu et il est vrai que la scène principale est plus que visible !!
Qu’avons nous appris lors de cette sortie culturelle sponsorisée par Miss D. ?
- au temps de la Chine Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) ils n’utilisaient pas d’accessoires - dixit Miss D. qui m’accompagnait – [et là ok pour le sexodrome ou le musée de l’érotisme aussi pas très loin]
- pour reconnaître un homme d’une femme (important car souvent ils ont des visages qui rend leur sexe indiscernable) : regarder les pieds qui sont représentés très très fins et minces pour les femmes, comme des pointes (dès leur plus jeune âge on leur entourait les pieds de bandages très serrés afin qu’ils ne grandissent pas et aient une forme très spécifiques faute de quoi il leur était impossible de trouver un mari : pour pouvoir exécuter les célèbres petits pas de la danse du lotus d'or elles devaient avoir les pieds bandés !! [Samimolette fait du 40 alors pas de mari à l’horizon !]
- Les chinois de ces temps parvenaient à exécuter des positions extraordinaires (ou alors c’est le dessinateur qui avait du mal avec la perspective encore une fois),
- Il y a souvent une tierce personne qui joue le rôle de voyeur ou plutôt « d’écouteur » et qui parfois participe aussi,
- Ils avaient un goût prononcé pour l’homosexualité (comme dans toutes les sociétés plus ou moins visible suivant les cas il est vrai) et pour les jeunes serviteurs aux traits féminins. On assiste d’ailleurs à des scènes de jalousie où la tierce personne est la femme du maître.
Bref nous avons passé une après-midi sympathique entre filles à la découverte des estampes chinoises érotiques beaucoup moins connues que les japonaises (d'ailleurs nous saluerons le réalisme chinois par rapport notamment aux tailles...)
22:55 Publié dans La culturation par Sam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


